Grenelle de l’Environnement, pilier de la croissance verte.
Après avoir été adopté en première lecture le 21 octobre 2008, le projet de loi relatif à la mise en place du Grenelle de l’Environnement est actuellement examiné en deuxième lecture au Parlement, afin d'avoir force de loi avant la fin de la session parlementaire de cet été. Lire la suite <
Invité par l'OIT, Sarkozy demande de réguler la mondialisation
Genève | Nicolas Sarkozy a plaidé à Genève pour une régulation de la mondialisation. Il a demandé d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Le président brésilien Lula da Silva a appelé à une réforme de la gouvernance mondiale.
ats | 15.06.2009 | 17:23
Nicolas Sarkozy a plaidé à Genève pour une régulation de la mondialisation. Il a demandé d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Le président brésilien Lula da Silva a appelé à une réforme de la gouvernance mondiale.
"Face à un capitalisme financier devenu fou à force de n'être soumis à aucune règle", il n'est pas raisonnable d'attendre encore, a déclaré le président français dans un discours de 35 minutes prononcé devant la conférence annuelle de l'Organisation internationale du travail, réunie à Genève.
Nicolas Sarkozy a mis en garde ceux qui croient que la crise est "une parenthèse". L'attitude qui consiste à croire qu'il sera possible de "tout recommencer comme avant est chimérique et irresponsable", a-t-il dit, en fustigeant "parachutes dorés et gains mirobolants des spéculateurs" .
"Déjà beaucoup de choses ont changé, je pense en particulier aux paradis fiscaux. Mais dans besucoup de domaines, il faudra aller plus loin pour reconstruire un système financier qui finance davantage les entrepreneurs que les spéculateurs", a affirmé M. Sarkozy.
Il a souhaité que le Fonds monétaire international, l'Organisation mondiale de la Santé, l'OIT aient "plus de pouvoir, plus de moyens pour que les normes qu'ils édictent ne restent pas lettres mortes".
Il a plaidé aussi pour une nouvelle Organisation mondiale de l'environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui seront pris à la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague.
Le Français a multiplié les suggestions: les interventions du FMI, de la Banque mondiale, des banques de développement doivent êtres soumises à "une conditionnalité environnementale et sociale". L'OIT devrait être "obligatoirement saisie" chaque fois que dans un contentieux commercial la question des droits fondamentaux du travail sera posée.
Auparavant, le président brésilien Lula da Silva avait également déclenché les applaudissements de la salle en appelant à construire un nouvel ordre économique.