Le point de vue du Responsable des Jeunes UMP !
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« Novembre reste un mois pluvieux »
Il y a un mois toujours plus dur que les autres. Et c’est incontestablement ce mois de Novembre 2011. Si l’été ne fût déjà pas de tout repos tant sur les plans économiques et politiques, chacun d’entre nous a l’impression d’être au bord d’un précipice qui s’approche toujours plus. Et nos parapluies ne suffiront pas pour ne pas tomber.
Car il ne faut pas se voiler la face. Oui l’Europe est en difficulté. Oui la finance mondiale présage bien souvent les crises à venir. Et oui, les premiers signes de durcissement de crise sont là : BTP en difficulté en France, licenciements massifs dans les banques en Suisse, taux de chômage des jeunes qui explose. Les indicateurs ne sont pas très bons. A ce moment de mon analyse, vous n’avez certainement pas envie de lire la suite.
Et pourtant. Cette crise a eu un premier aspect positif : celui de voir les mauvais chefs partir. Les pays comme l’Italie, l’Espagne (la droite est favorite aux prochaines élections) et la Grèce vont avoir de vrais gestionnaires au pouvoir. Suivant les modèles de gouvernements qui tiennent la barre malgré les difficultés. Citons pêle-mêle : l’Angleterre, les pays nordiques, le Luxembourg, les Australiens, la Suisse mais aussi l’Allemagne et surtout… la France. La France de Sarkozy tient la route. Pas sorti de ses problèmes, soyons honnêtes. Mais sur la bonne voie : un plan de rigueur courageux, précédé par des réformes pendant 4 ans qui ont su redonner de la compétitivité (autonomie des universités, grand emprunt, crédit-impôt recherche, réforme territoriales, retraites, service minimum…). Un bon mix en somme. D’où ce droit : celui de faire entendre sa voix au G20. Car ce G20 sous le soleil de Cannes a eu au moins le mérité de voir un trio Sarkozy-Merkel-Obama solide.
Vous me direz si vous êtes du camp des pessimistes, que tout cela ne suffira pas à sauver la France. En fait, vous avez un peu raison dans la mesure où il existe un deuxième aspect positif à la crise : le monde se rend compte que l’Etat ne peut pas tout résoudre. Tout payer. Tout assumer. Ce temps est terminé. L’Etat se doit d’assumer des rôles au sein de l’économie : défense, prestations sociales, services. Pas la vie économique. La rigueur – comme la mesure de baisse des budgets dans les ministères – en est la preuve. Les français, on l’espère, vont se remettre sur un chemin plus vertueux : comprendre enfin la fin de l’Etat providence. Ce sera difficile. Et c’est politiquement très dangereux pour la droite face à une gauche capable de promettre du rêve qui mènera à la faillite. Deux camps se sont donc dessinés : ceux qui acceptent de vivre encore quelques années sans effort pour sombrer pour longtemps après. Et ceux qui font de petits sacrifices dès aujourd’hui pour vivre mieux demain. Quel choc que ce mois de novembre…
« La rentrée »
On y est. Au lycée, à l’uni ou au boulot, et surtout sous un temps pas toujours clément, nous sommes revenus de deux mois où pendant que certains on profité de bon temps bien mérité, la société a subi un profond changement.
Une crise de la dette. Après la crise écologique japonaise. Et après toutes les autres. Bref une rentrée difficile pour nous tous. Et pour le gouvernement, qui subit à la fois une pression sociale progressive, sans oublier celle des marchés financiers.
Au milieu de tous ces problèmes, un homme : Nicolas Sarkozy. Discret, il a fait gagner les lybiens face à leur dictateur. Il cherche avec courage un compromis européen face aux troubles traversés par la Grèce. Bref il est l’homme de la situation malgré le champ d’action toujours plus réduit que possèdent les états. Car même en temps que 5ème puissance mondiale – excusez du peu avec 1% des habitants de la planète – la France ne peut pas s’en sortir seule. Et l’Europe non plus. Le président l’a bien compris et l’on peut avoir une certaine confiance : la sortie de crise est bien amorcée et rien ne sera laissé au hasard, comme le prouvent les mesures d’austérité qui marquent le début d’une nouvelle politique budgétaire, dont la suite se trouve d’ores et déjà dans le projet pour 2012.
Au PS aussi ils ont fait leur rentrée. Sauf que ce parti semble toujours avoir les pieds dans le sable et la tête dans la piscine quand on parle de la situation économique mondiale : entre leurs idées de démondialisation (Montebourg) ou d’emploi de 70000 fonctionnaires en plus dans l’éducation nationale (Hollande), ils sont loin de pouvoir nous sortir de la crise. Et pourtant, ils paradent : primaires, débats, intervention de DSK, élection d’Hollande. Mais pourra-t-il allier économie de marché et démondialisation ? Rien n’est moins sûr…
Ce qu’ils oublient, c’est une règle simple que chacun d’entre nous a reçue sur les bancs de l’école : être là le jour de la rentrée, c’est important. Tenir la distance sur l’année c’est essentiel. Or si pour la forme, ils ont retrouvé la voie du travail de fond et du sérieux ils sont en réalité loin de pouvoir être solides en cas d’élection (comme le confirme The economist, qui voit tous les candidats sans distinction – hors Valls – comme irresponsables face à la crise). D’autant que tenir un parti allant de l’extrême gauche au centre en passant par les écologistes est un pari dangereux et intenable, comme le prouve le second tour des primaires. Et comme on le sait tous, le manque de sérieux et de rigueur conduit souvent à un échec cuisant. Même si on est celui qui rassemble tous ses camarades de classe.
« Les Petites Phrases »
Les vacances arrivent ou sont déjà là pour nous tous, et toute forme d’évènement politique s’éloigne. Pourtant, il est important de rester informé, et cela même si le temps peut manquer. Même un jour de congé.
La phrase du mois ? A coup sûr, je choisis celle de H.Novelli (au sujet des 35h, NDLR) : "Il s'agit de définir les nouvelles règles du jeu et les domaines dans lesquels les partenaires sociaux auront désormais la main, comme sur la durée du temps de travail. À l'image de l'Allemagne où la durée légale du travail est négociée et fixée entreprise par entreprise ou par branches". Bref supprimer les 35h, doux rêve d’une droite décomplexée qui se heurte forcément à une réalité de terrain. Place au débat. Faire partie et être acteur d’un parti politique sert à cela.
Mais à part les succès des traditionnelles « petites phrases » dans notre pays, il y a des réalités contre lesquelles le gouvernement luttera avant 2012 : le déficit extérieur, l’emploi, la continuité de la relance, la dépendance, la dette, le pouvoir d’achat, la sécurité, la réforme du bac,… Bref ne nous laissons pas endormir par les médias. Les petites phrases ne sont pas la politique qui nous touche. Elles ne sont que le reflet d’humeurs passagères bien loin de nos problèmes. Nous, adhérents, militants ou simples observateurs, elles ne nous concernent pas. L’avenir de la France, si. D’où la finalité d’information de la newsletter que je vous envoie bien volontiers.
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