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UMP Délégation Suisse
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«Sarkozy a déjà connu l’impopularité»

 

Conseiller du président français, Dominique Paillé évoque sa chute dans les sondages et le secret bancaire

Dominique Paillé, conseiller politique de Nicolas Sarkozy et porte-parole de l’UMP, était mardi soir à Genève. Entretien.

Le Temps: A Berlin, le week-end passé lors d’une réunion préparatoire au prochain G20, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il fallait «en finir avec les paradis fiscaux». Que signifiait-il?

Dominique Paillé: Il faut absolument de la transparence et du contrôle. Le système, qui a dérivé vers une recherche de la profitabilité maximale, a pu être mis en place à la fois parce que les Etats n’ont pas joué leur rôle de régulateurs mais aussi parce qu’un certain nombre d’autres Etats offraient la possibilité de dissimuler les capitaux. Cela les faisait sortir du circuit traditionnel et permettait tous les abus. Les Etats-Unis, Barack Obama en tête, ont demandé qu’un terme soit mis à l’existence des paradis fiscaux et au secret bancaire. Les Européens à Berlin ont joint leur demande à celle de Barack Obama. Les discussions sont maintenant ouvertes. Il ne s’agit pas de mettre le couteau sous la gorge de quiconque. Mais chacun doit comprendre que le système qui nous a conduits à une faillite totale doit être restructuré pour l’intérêt de la planète et que chacun doit y apporter sa contribution.

– A-t-on un plan à l’Elysée pour aborder ce sujet avec la Suisse?

– Avec la Suisse en particulier non. Cela ne se situe pas à ce niveau-là. L’architecture du système que nous souhaitons mettre en place est abordée lors des réunions du G20. Dans ce cadre-là, il faut discuter avec les pays concernés pour mettre fin à l’opacité. Le secret bancaire doit être mis sur la table. L’évasion fiscale est une des perversions du capitalisme. C’est le fait d’échapper à ses obligations de citoyen dans un pays par des moyens qui ne sont pas légaux, cela n’est pas acceptable. D’autant qu’il y a un endettement fort de ces mêmes pays pour soutenir l’économie. Par conséquent, chacun doit participer à l’effort de solidarité.

– En France, la popularité de Nicolas Sarkozy est en chute…

– C’est une évidence, tous les sondages le confirment. La raison en est simple: en période de crise il est difficile de conserver la sympathie de l’électorat, qui est très inquiet. La crise est profonde et générale. Si la population arrive à intégrer la gravité de cette crise, nul doute qu’elle s’apercevra très vite que les dirigeants en France font les efforts maximaux pour l’en sortir.

 
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